Agressions sexuels faisant suite à l'usage de drogue
LE TYPE DE DROGUE LE PLUS EMPLOYÉ POUR LES VIOLS EST L’ALCOOL
L’alcool est le type de drogue le plus utilisé lors d'agressions sexuelles. En outre, les types de drogues sont de plus en plus nombreux, afin de mieux abuser de la victime. Certaines de ces drogues sont légales. Il s’agit en règle générale d'hypnotiques, qui ont pour effet d'endormir la victime et de détendre ses muscles.
L’usage d’alcool ou d’autres drogues dans le cadre d'une agression sexuelle est toujours la seule décision de l’agresseur. Peu importe que vous ayez été drogué(e) ou que vous ayez bu de l'alcool à votre insu ou de votre propre gré. Se saouler ne veut pas dire que vous voulez vous faire agresser sexuellement.
Ai-je été drogué(e)?
- Si vous vous sentez bizarre, nauséeux/se ou très saoul(e) après seulement deux ou trois verres d’alcool, et que vous ne réagissez pas comme d’habitude, il se peut que vous ayez été drogué(e). Si tel est le cas, réfugiez-vous directement dans un endroit sûr.
- Certaines victimes qui ont été drogué(e)s parlent d’une sensation soudaine d’avoir contracté la grippe.
- Selon la drogue utilisée, vous pouvez être conscient(e) d’avoir été drogué(e) mais être incapable d’agir. Vous pouvez aussi souffrir de pertes de mémoire.
- N'oubliez pas qu'une boisson non alcoolisée peut avoir été droguée aussi.
- Les drogues utilisées n’ont ni odeur ni goût. Une seule drogue (le Rohypnol) possède un colorant bleu. Toutefois, cette couleur bleue n’apparaît qu’au bout de 20 minutes.
- Vous avez peut être bu ou pris de la drogue volontairement.
Que dois-je faire?
- Si vous pensez que de la drogue a été mélangée à votre boisson, dites-le à plusieurs personnes, car vous ne savez peut-être pas qui vous a drogué(e). Il peut s’agir de quelqu’un à qui vous faites totale confiance.
- Si vous êtes en compagnie d'une personne que vous ne connaissez pas, contactez une personne de confiance (le directeur ou responsable de l'établissement où vous vous trouvez) et demandez-lui d’appeler le 999 (ou le 112 si vous êtes en dehors de l’Irlande). Si vous ne pouvez pas le faire, enfermez-vous dans les toilettes et attendez les secours.
- Ne laissez jamais un étranger vous aider ou vous ramener chez vous - il peut s’agir de la personne qui vous a drogué(e).
Saurai-je si j’ai été violé(e)?
- Certaines drogues ont pour effet de tout effacer de votre mémoire. Vous pouvez vous réveiller et ne pas savoir comment vous êtes arrivé(e) où vous êtes, et avoir le sentiment que la situation est anormale et que vous avez été agressé(e).
- Vous pouvez ne montrer aucun signe physique d’avoir été agressé(e), puisque aucune violence n’aura été nécessaire pour votre agresseur en raison de l'usage de drogue (y compris de l'alcool).
Que faire si je pense avoir été drogué(e) et violé(e)?
- Tous les postes de la Garda (police) doivent être équipés de tests anti-drogue (kits de première preuve), permettant de détecter ou non la présence de certaines drogues.
- Si vous vous rendez à la police ou à l’hôpital, insistez pour que l’on fasse un contrôle de votre urine et de votre sang afin de détecter si des drogues ont été employées dans le but de vous violer (il existe 6 ou 7 drogues différentes).
- Vous pouvez également vous rendre à l’Unité de traitement d’agression sexuelle la plus proche pour bénéficier d’une expertise médico-légale.
- Si vous souhaitez signaler le viol, faites-le au plus vite possible afin que les preuves restent intactes.
- Dans de nombreux cas, les traces de drogue peuvent disparaître de votre organisme avant que vous ne vous souveniez du viol. Les traces de drogues peuvent être prélevées jusqu'à 48 heures après l’acte.
- Si vous décidez de ne pas en informer la police, consultez votre médecin ou une clinique dès que possible après l’incident afin de vous assurer que vous n'avez pas contracté de MST, que vous n'êtes pas enceinte, ou encore pour vous faire soigner des blessures physiques dont vous pouvez être victime.
Les souvenirs concernant l'agression peuvent vous revenir sous forme de flashbacks ou de cauchemars, des semaines, des mois voire des années après l’incident. Cela peut être terrifiant et vous pouvez ressentir le besoin de vous faire aider à ce moment-là.



